C’est en 1955 que les Pères Niel et Chirol venant de Toumodi, commencèrent à sillonner les villages akoué et nananfoué. En 1957, le Père Paul Gotte prend le relai des visites des villages et implante des petites communautés. A Yamoussoukro, il était accueilli chez M. Ernest N’Goran et son épouse Mamie Adjoua Pokoud, sœur du Président Houphouët-Boigny. Il célébrait la messe chez eux. En 1960, Mgr André Duirat, Evêque de Bouaké, demande au Père Gotte de créer la Paroisse de Yamoussoukro, sous le patronage de saint Augustin, en souvenir du frère défunt du Président Houphouët qui portait ce nom.
Arrivé à Yamoussoukro, le Père Gotte construit la Mission, une école catholique de filles, qui ouvre ses portes dès 1960 avec l’arrivée des religieuses de la sainte Famille. La communauté chrétienne comptait alors très peu de fidèles: une cinquantaine d’adultes et autant d’enfants assistaient à la messe dominicale.
Aujourd’hui, beaucoup de signes nous réjouissent et nous permettent de croire que l’Evangile est bien implantée dans le cœur et dans la vie des peuples de cette région naguère aride et hostile à la Bonne Nouvelle. Si autrefois les missionnaires et les catéchistes étaient chassés, battus et humiliés dans certains villages, aujourd’hui, dans tous les villages de la paroisse saint Augustin de Yamoussoukro, existe une communauté chrétienne. Les chrétiens sont fiers d’affirmer leur appartenance religieuse, de recevoir les sacrements, de vivre leur foi et de la transmettre à d’autres générations. Un élément qui témoigne de cela et montre aussi l’essor du christianisme dans cette savane baoulé, c’est la construction de l’église paroissiale, un édifice tout marbré offert par le Président Houphouët en signe de sa foi au Christ et de son engagement dans l’Eglise.
En 1992, cette église paroissiale est érigée en cathédrale suite à la création du diocèse de Yamoussoukro. Un autre signe qui montre que la Bonne Nouvelle est vraiment enracinée dans cette région de Yamoussoukro, ce sont les récentes créations de paroisses, au nombre de cinq, issues de saint Augustin.
Rendons grâce à Dieu, le Maître du temps et de l’histoire; car c’est de lui que nous tenons à la fois la possibilité, la joie et la grâce de ce cinquantenaire.