« Vis, aime, rêve et crois. Et, avec la grâce de Dieu, ne désespère jamais ». C’est une véritable leçon de vie que le pape François a donnée aujourd’hui aux jeunes et à « toute personne ouverte pour apprendre ». « Foi et espérance vont de pair. Crois à l’existence des vérités les plus élevées et les plus belles », a-t-il encore exhorté.

Le pape François a décliné toute une litanie de conseils et d’encouragements comme on enfile des perles : « Partout où tu es, construis », « Fais la paix au milieu des hommes », « Aime les personnes, aime-les une par une » et encore « Et surtout, rêve ! N’aie pas peur de rêver. Rêve ! Rêve un monde qui ne se voit pas encore mais qui arrivera certainement »…

Il a aussi invité à s’engager : « Sois responsable de ce monde et de la vie de tous les hommes. Pense que chaque injustice contre un pauvre est une blessure ouverte et diminue ta propre dignité… porte dans ton cœur les souffrances de toutes les créatures. Tu es chrétien ; et dans la prière, remets tout à Dieu » ; et à poursuivre un idéal : « Vis pour quelque chose qui dépasse l’homme ».

Enfin, le pape François a conclu par des encouragements : « Si tu fais… des erreurs à l’avenir, ne crains pas, relève-toi ! Sais-tu pourquoi ? Parce que Dieu est ton ami ».

 

Chers frères et sœurs, bonjour !

La catéchèse d’aujourd’hui a pour thème : « éduquer à l’espérance ». Et c’est pour cette raison que je l’adresserai directement, avec le « tu », m’imaginant que je parle comme un éducateur ou un père à un jeune ou à toute personne ouverte pour apprendre.

Pense, là où Dieu t’a semé, espère ! Espère toujours !

Ne capitule pas devant la nuit : souviens-toi que le premier ennemi à soumettre n’est pas en dehors de toi : il est à l’intérieur. C’est pourquoi, ne laisse pas de place aux pensées amères, obscures. Ce monde est le premier miracle que Dieu ait fait, et Dieu a mis entre nos mains la grâce de nouveaux prodiges. Foi et espérance vont de pair. Crois à l’existence des vérités les plus élevées et les plus belles. Aie confiance en Dieu Créateur, dans l’Esprit Saint qui conduit toute chose vers le bien, dans l’étreinte du Christ qui attend tous les hommes à la fin de leur existence ; crois, il t’attend. Le monde avance grâce au regard de tous les hommes qui ont ouvert des brèches, qui ont construit des ponts, qui ont rêvé et cru ; même lorsqu’autour d’eux ils entendaient des paroles de dérision.

Ne pense jamais que la lutte qui conduit là-haut soit totalement inutile. À la fin de l’existence, ce n’est pas le naufrage qui nous attend : en nous palpite une semence d’absolu. Dieu ne déçoit pas : s’il a mis une espérance dans nos cœurs, il ne veut pas l’étouffer par des frustrations continuelles. Tout naît pour fleurir dans un printemps éternel. Dieu aussi nous a faits pour fleurir. Je me souviens de ce dialogue, lorsque le chêne a demandé à l’amandier : « Parle-moi de Dieu ». Alors l’amandier a fleuri.

Partout où tu es, construis ! Si tu es par terre, lève-toi ! Ne reste jamais tombé par terre, lève-toi, laisse-toi aider pour te mettre debout. Si tu es assis, mets-toi en chemin ! Si l’ennui te paralyse, chasse-le par des œuvres bonnes ! Si tu te sens vide ou démoralisé, demande que l’Esprit-Saint puisse à nouveau remplir ton néant.

Fais la paix au milieu des hommes, et n’écoute pas la voix de celui qui répand la haine et les divisions. N’écoute pas ces voix ! Les êtres humains, tout en étant différents les uns des autres, ont été créés pour vivre ensemble. Dans les conflits, patiente : un jour tu découvriras que chacun est dépositaire d’un fragment de vérité.

Aime les personnes. Aime-les une par une. Respecte le chemin de chacun, qu’il soit linéaire ou tourmenté, parce que chacun a son histoire à raconter. Chacun de nous a aussi sa propre histoire à raconter. Tout enfant qui naît est la promesse d’une vie qui, une fois encore, se montre plus forte que la mort. Tout amour qui jaillit est une puissance de transformation qui aspire au bonheur.

Jésus nous a remis une lumière qui brille dans les ténèbres : défends-la, protège-la. Cette unique lumière est la plus grande richesse confiée à ta vie.

Et surtout, rêve ! N’aie pas peur de rêver. Rêve ! Rêve un monde qui ne se voit pas encore mais qui arrivera certainement. L’espérance nous pousse à croire à l’existence d’une création qui s’étend jusqu’à son accomplissement définitif, quand Dieu sera tout en tous. Les hommes capables d’imagination ont offert à l’homme des découvertes scientifiques et technologiques. Ils ont sillonné les océans, ils ont foulé des terres sur lesquelles personne n’avait jamais marché. Les hommes qui ont cultivé des espérances sont aussi ceux qui ont vaincu l’esclavage et apporté de meilleures conditions de vie sur cette terre. Pensez à ces hommes.

Sois responsable de ce monde et de la vie de tous les hommes. Pense que chaque injustice contre un pauvre est une blessure ouverte et diminue ta propre dignité. La vie ne s’arrête pas avec ton existence et, dans ce monde, viendront d’autres générations qui succèderont à la nôtre et beaucoup d’autres encore. Et chaque jour, demande à Dieu le don du courage. Souviens-toi que Jésus a vaincu pour nous la peur. Il a vaincu la peur ! Notre ennemie la plus sournoise ne peut rien contre la foi. Et quand tu te trouveras effrayé par des difficultés de la vie, souviens-toi que tu ne vis pas pour toi-même. Dans le baptême, ta vie a déjà été immergée dans le mystère de la Trinité et tu appartiens à Jésus. Et si, un jour, tu étais pris par la peur, ou si tu pensais que le mal est trop grand pour être défié, pense simplement que Jésus vit en toi. Et c’est lui qui, à travers toi, veut par sa douceur soumettre tous les ennemis de l’homme : le péché, la haine, le crime, la violence : tous nos ennemis.

Aie toujours le courage de la vérité, mais souviens-toi : tu n’es supérieur à personne. Souviens-toi de cela : tu n’es supérieur à personne. Si tu étais même le dernier à croire en la vérité, ne te réfugie pas pour autant loin de la compagnie des hommes. Même si tu vivais dans le silence d’un ermitage, porte dans ton cœur les souffrances de toutes les créatures. Tu es chrétien ; et dans la prière, remets tout à Dieu.

Et cultive des idéaux. Vis pour quelque chose qui dépasse l’homme. Et si un jour ces idéaux devaient te demande de payer une note salée, ne cesse jamais de les porter dans ton cœur. La fidélité obtient tout.

Si tu te trompes, relève-toi : rien n’est plus humain que de commettre des erreurs. Et ces mêmes erreurs ne doivent pas devenir pour toi une prison. Ne sois pas enfermé dans tes erreurs. Le Fils de Dieu est venu non pas pour les bien-portants mais pour les malades : par conséquent il est venu aussi pour toi. Et si tu fais encore des erreurs à l’avenir, ne crains pas, relève-toi ! Sais-tu pourquoi ? Parce que Dieu est ton ami.

Si l’amertume te frappe, crois fermement en toutes les personnes qui agissent encore pour le bien : dans leur humilité, il y a la semence d’un monde nouveau. Fréquente les personnes qui ont gardé leur cœur comme celui d’un enfant. Apprends de la merveille, cultive l’étonnement.

Vis, aime, rêve et crois. Et, avec la grâce de Dieu, ne désespère jamais.

 

 

 

Jésus « cherche à faire émerger le désir de vie et de bonheur que tout jeune porte en lui-même », explique le pape François en se référant à l’appel des premiers disciples dans l’Évangile de Jean. « Moi aussi, aujourd’hui, je voudrais demander aux jeunes qui sont ici sur la place et à ceux qui écoutent à travers les médias : “Toi qui es jeune, que cherches-tu ? Que cherches-tu dans ton cœur ?” »

Le pape François s’est particulièrement adressé aux jeunes sur le thème de l’espérance qui est ravivée par la mémoire de la vocation. Jésus est un « expert du cœur humain », un « incendiaire des cœurs ».

Pour les apôtres, a expliqué le pape, la première rencontre avec le Christ a été « tellement touchante, tellement heureuse », qu’ils « se souviendront à jamais de ce jour qui illumina et orienta leur jeunesse ». Comme pour les disciples, « le premier indicateur » de toute vraie vocation, « mariage, vie consacrée, sacerdoce » est donc « la joie de la rencontre avec Jésus ». À ce point, le pape a de nouveau interrogé les jeunes présents sur la place, les invitant à se poser la question : « Ai-je en moi, dans le cœur, le vent de la joie ? »

Car, a conclu le pape, « Jésus veut des personnes qui ont fait l’expérience qu’être avec lui donne un bonheur immense, qui peut se renouveler tous les jours de la vie ». Des personnes qui deviennent missionnaires « en gardant dans les yeux la lueur du vrai bonheur ».

 

Chers frères et sœurs, bonjour !

Aujourd’hui, je voudrais revenir sur un thème important : le rapport entre l’espérance et la mémoire, avec une référence particulière à la mémoire de la vocation. Et je prends comme image l’appel des premiers disciples de Jésus. Dans leur mémoire, cette expérience est restée tellement imprimée que l’un d’eux en a même enregistré l’heure : « C’était vers la dixième heure » (Jn 1,39). L’évangéliste Jean raconte l’épisode comme un net souvenir de jeunesse, resté intact dans sa mémoire de personne âgée : parce que Jean a écrit cela quand il était déjà âgé.

La rencontre avait eu lieu près du fleuve du Jourdain, où Jean Baptiste baptisait ; et ces jeunes Galiléens avaient choisi le Baptiste comme guide spirituel. Un jour Jésus est venu et s’est fait baptiser dans le fleuve. Le jour suivant, il est repassé et à ce moment le Baptiseur – c’est-à-dire Jean le Baptiste – dit à deux de ses disciples : « Voici l’Agneau de Dieu ! » (v.36).

Et pour eux deux, c’est l’ « étincelle ». Ils laissent leur premier maître et se mettent à la suite de Jésus. Sur le chemin, il se tourne vers eux et pose la question décisive : « Que cherchez-vous ? » (v.38) Jésus apparaît dans les Évangiles comme un expert du cœur humain. À ce moment-là, il avait rencontré deux jeunes en recherche, sainement inquiets. En effet, quelle sorte de jeunesse est une jeunesse satisfaite, sans une question de sens ? Les jeunes qui ne cherchent rien ne sont pas jeunes, ils sont à la retraite, ils ont vieilli avant l’heure. C’est triste de voir des jeunes à la retraite… Et à travers tout l’Évangile, dans toutes les rencontres qu’il lui arrive sur sa route, Jésus apparaît comme un « incendiaire » des cœurs. D’où sa question qui cherche à faire émerger le désir de vie et de bonheur que tout jeune porte en lui-même : « que cherches-tu ? » Moi aussi, aujourd’hui, je voudrais demander aux jeunes qui sont ici sur la place et à ceux qui écoutent à travers les médias : « Toi qui es jeune, que cherches-tu ? Que cherches-tu dans ton cœur ? »

La vocation de Jean et d’André part ainsi : c’est le début d’une amitié avec Jésus tellement forte qu’elle impose une communion de vie et de passions avec lui. Les deux disciples commencent à rester avec Jésus et aussitôt ils se transforment en missionnaires parce que lorsque la rencontre se termine ils ne rentrent pas tranquillement chez eux : au point que leurs frères respectifs, Simon et Jacques, sont rapidement impliqués dans la « sequela ». Ils sont allés les trouver et leur ont dit : « Nous avons trouvé le Messie, nous avons trouvé un grand prophète » : ils annoncent la nouvelle. Ils sont missionnaires de cette rencontre. Ce fut une rencontre tellement touchante, tellement heureuse que les disciples se souviendront à jamais de ce jour qui illumina et orienta leur jeunesse.

Comment découvrir sa vocation dans ce monde ? On peut la découvrir de nombreuses manières, mais cette page de l’Évangile nous dit que le premier indicateur est la joie de la rencontre avec Jésus. Mariage, vie consacrée, sacerdoce : toutes les vraies vocations commencent par une rencontre avec Jésus qui nous donne une joie et une espérance nouvelles ; et il nous conduit, y compris à travers les épreuves et les difficultés, à une rencontre toujours plus pleine – cette rencontre grandit, la rencontre avec lui – et à la plénitude de la joie.

Le Seigneur ne veut pas des hommes et des femmes qui marchent derrière lui de mauvaise volonté, sans avoir dans le cœur le vent de la joie. Vous qui êtes sur la place, je vous demande – que chacun se réponde à soi-même – avez-vous dans le cœur le vent de la joie ? Que chacun se demande : « Ai-je en moi, dans le cœur, le vent de la joie ? »

Jésus veut des personnes qui ont fait l’expérience qu’être avec lui donne un bonheur immense, qui peut se renouveler tous les jours de la vie. Un disciple du Royaume de Dieu qui n’est pas joyeux n’évangélise pas ce monde, il est triste. On devient prédicateur de Jésus non pas en affinant les armes de la rhétorique : tu peux parler,  parler, parler, mais s’il n’y a pas autre chose… Comment devient-on prédicateur de Jésus ? En gardant dans les yeux la lueur du vrai bonheur. Nous voyons tant de chrétiens, aussi parmi nous, qui te transmettent avec les yeux la joie de la foi : avec les yeux !

Pour cette raison, le chrétien – comme la Vierge Marie – garde la flamme de son amour : amoureux de Jésus. Certes, il y a des épreuves dans la vie, il y a des moments où il faut avancer malgré le froid et les vents contraires, malgré beaucoup d’amertume. Mais les chrétiens connaissent la route qui conduit à ce feu sacré qui s’est allumé en eux une fois pour toutes.

Mais, s’il vous plaît, j’insiste : ne donnons pas raison aux personnes déçues et malheureuses ; n’écoutons pas ceux qui recommandent cyniquement de ne pas cultiver d’espérance dans la vie ; ne nous fions pas à ceux qui éteignent dès sa naissance tout enthousiasme en disant qu’une entreprise ne vaut le sacrifice de toute une vie ; n’écoutons pas les « vieux » de cœur qui étouffent l’euphorie juvénile. Allons vers les personnes âgées dont les yeux sont brillants d’espérance ! Cultivons au contraire de saines utopies : Dieu nous veut capables de rêver comme lui et avec lui, tandis que nous cheminons en étant bien attentifs à la réalité. Rêver un monde différent. Et si un rêve s’éteint, recommencer à y rêver de nouveau, en puisant avec espérance à la mémoire des origines, à ces braises qui, après peut-être une vie pas très bonne, sont cachées sous les cendres de la première rencontre avec Jésus.

Voici donc une dynamique fondamentale de la vie chrétienne : se souvenir de Jésus. Paul disait à son disciple : « Souviens-toi de Jésus-Christ » (2 Tm 2,8) ; c’est le conseil du grand saint Paul : « Souviens-toi de Jésus-Christ ». Se souvenir de Jésus, du feu d’amour avec lequel nous avons un jour conçu notre vie comme un bon projet et raviver par cette flamme notre espérance.

 

 

 

 

« Jésus partage la douleur humaine et quand il la rencontre, du plus intime de lui-même déborde cette attitude qui caractérise le christianisme : la miséricorde », a affirmé le pape François dans sa catéchèse consacrée au pardon des péchés, source d’espérance. « Le cœur du Christ, a-t-il poursuivi, incarne et révèle le cœur de Dieu qui, là où il y a un homme ou une femme qui souffre, veut sa guérison, sa libération, sa vie pleine. »

Regarder « avec le cœur de Dieu », c’est « regarder avec espérance », a développé le pape. En effet, Jésus « voit une possibilité de résurrection même chez celui qui a accumulé des choix erronés » ; il fait plus que libérer du sentiment de culpabilité : il « offre aux personnes qui se sont trompées l’espérance d’une vie nouvelle », une vie « marquée par l’amour ».

Enfin le pape exhorte ceux qui ont l’habitude de se confesser, « peut-être trop ‘à bon marché’ » : « nous devrions parfois nous rappeler combien nous avons coûté à l’amour de Dieu. Chacun de nous a coûté pas mal : la vie de Jésus ! » Or « le Fils de Dieu va sur la croix surtout parce qu’il pardonne les péchés, parce qu’il veut la libération totale, définitive, du cœur de l’homme ».

 

Chers frères et sœurs, bonjour !

Nous avons entendu la réaction des invités de Simon le pharisien : « Qui est cet homme, qui va jusqu’à pardonner les péchés ? » (Lc 7,49). Jésus vient d’accomplir un geste scandaleux. Une femme de la ville, connue de tout le monde comme une pécheresse, est entrée dans la maison de Simon, s’est penchée sur les pieds de Jésus et a versé sur ses pieds une huile parfumée. Tous ceux qui étaient là à table murmuraient : si Jésus est un prophète, il ne devrait pas accepter ce genre de geste de la part d’une femme comme celle-là. Ces femmes, les pauvres, qui ne servaient qu’à être rencontrées en cachette, y compris par les chefs, ou à être lapidées. Selon la mentalité de l’époque, entre le saint et le pécheur, entre le pur et l’impur, la séparation devait être nette.

Mais l’attitude de Jésus est différente. Dès les débuts de son ministère en Galilée, il s’approche des lépreux, des possédés, de tous les malades et les marginaux. Un tel comportement n’était pas du tout habituel, au point que cette sympathie de Jésus pour les exclus, les « intouchables », sera une des choses qui déconcerteront le plus ses contemporains. Là où il y a une personne qui souffre, Jésus la prend sur lui, et cette souffrance devient la sienne. Jésus ne prêche pas que la condition de peine doit être supportée avec héroïsme, à la manière des philosophes stoïciens. Jésus partage la douleur humaine et quand il la rencontre, du plus intime de lui-même déborde cette attitude qui caractérise le christianisme : la miséricorde. Devant la douleur humaine, Jésus éprouve de la miséricorde ; le cœur de Jésus est miséricordieux. Jésus ressent de la compassion. Littéralement : Jésus sent frémir ses entrailles. Combien de fois, dans les Évangiles, rencontrons-nous des réactions de ce genre. Le cœur du Christ incarne et révèle le cœur de Dieu qui, là où il y a un homme ou une femme qui souffre, veut sa guérison, sa libération, sa vie pleine.

C’est pour cela que Jésus ouvre grand les bras aux pécheurs. Combien de personnes persistent, encore aujourd’hui, dans une mauvaise vie pour n’avoir trouvé personne de disponible à le regarder, à la regarder de manière différente, avec les yeux, mieux, avec le cœur de Dieu, c’est-à-dire les regarder avec espérance. Jésus, lui, voit une possibilité de résurrection même chez celui qui a accumulé des choix erronés. Jésus est toujours là, le cœur ouvert ; il ouvre grand cette miséricorde qu’il a dans le cœur ; il pardonne, embrasse, comprend, s’approche : Jésus est comme cela !

Parfois, nous oublions que, pour Jésus, il ne s’agissait pas d’un amour facile, à bas prix. Les Évangiles consignent les premières réactions négatives à l’égard de Jésus, justement lorsqu’il a pardonné ses péchés à un homme (cf. Mc 2,1-12). C’était un homme qui souffrait doublement : parce qu’il ne pouvait pas marcher et parce qu’il sentait qu’il était « en tort ». Et Jésus comprend que la seconde souffrance est plus grande que la première, au point qu’il l’accueille aussitôt par l’annonce d’une libération : « Mon enfant, tes péchés sont pardonnés » (v.5). Il libère ce sentiment d’oppression de se sentir en tort. C’est alors que certains scribes – ceux qui se croient parfaits : je pense à tous ces catholiques qui se croient parfaits et méprisent les autres… c’est triste, cela… – certains scribes, qui sont là, présents, sont scandalisés par ces paroles de Jésus, qui résonnent comme un blasphème, parce que Dieu seul peut pardonner les péchés.

Nous qui sommes habitués à faire l’expérience du pardon des péchés, peut-être trop « à bon marché », nous devrions parfois nous rappeler combien nous avons coûté à l’amour de Dieu. Chacun de nous a coûté pas mal : la vie de Jésus ! Il l’aurait donnée même pour un seul d’entre nous. Jésus ne va pas sur la croix parce qu’il soigne les malades, parce qu’il prêche la charité, parce qu’il proclame les béatitudes. Le Fils de Dieu va sur la croix surtout parce qu’il pardonne les péchés, parce qu’il veut la libération totale, définitive, du cœur de l’homme. Parce qu’il n’accepte pas que l’être humain consomme toute son existence avec ce « tatouage » indélébile, avec la pensée de ne pas pouvoir être accueilli par le cœur miséricordieux de Dieu. Et avec ces sentiments, Jésus va à la rencontre des pécheurs, que nous sommes tous.

Ainsi, les pécheurs sont pardonnés. Ils ne sont pas seulement rassérénés au niveau psychologique parce que libérés du sentiment de culpabilité. Jésus fait beaucoup plus : il offre aux personnes qui se sont trompées l’espérance d’une vie nouvelle. « Mais, Seigneur, je suis une loque ! – Regarde devant et je te fais un cœur nouveau ». Voilà l’espérance que nous donne Jésus. Une vie marquée par l’amour. Matthieu le publicain devient apôtre du Christ : Matthieu, qui est un traître à sa patrie, un exploiteur des gens. Zachée, le riche corrompu – celui-ci était certainement diplômé en pots-de-vin ! – de Jéricho, se transforme en bienfaiteur des pauvres. La femme de Samarie, qui a eu cinq maris et qui vit maintenant avec un autre, s’entend promettre une « eau vive » qui pourra jaillir pour toujours en elle (cf. Jn 4,14). Ainsi, Jésus change les cœurs ; il le fait avec nous tous.

Cela nous fait du bien de penser que Dieu n’a pas choisi comme première pâte pour former son Église les personnes qui ne faisaient jamais d’erreur. L’Église est un peuple de pécheurs qui font l’expérience de la miséricorde et du pardon de Dieu. Pierre a compris davantage de vérité sur lui-même au chant du coq que de ses élans de générosité qui lui gonflaient la poitrine, le faisant se sentir supérieur aux autres.

Frères et sœurs, nous sommes tous de pauvres pécheurs nécessiteux de la miséricorde de Dieu qui a la force de nous transformer et de nous redonner l’espérance, et cela tous les jours. Et il le fait ! Et aux gens qui ont compris cette vérité fondamentale, Dieu offre la plus belle mission du monde, à savoir l’amour pour nos frères et sœurs et l’annonce d’une miséricorde qu’il ne refuse à personne. Et c’est cela notre espérance. Avançons avec cette confiance dans le pardon, dans l’amour miséricordieux de Jésus.

 

 

 

 « Le chrétien sait que le Royaume de Dieu grandit comme un grand champ de blé, même s’il y a de l’ivraie au milieu. », a affirmé le pape François dans sa catéchèse sur la nouveauté de l’espérance chrétienne. « Mais le blé pousse et à la fin le mal sera éliminé. », a-t-il poursuivi.

Pour lui, « la grande vision de l’espérance chrétienne », c’est que « nous avons un Père qui sait pleurer, qui pleure avec nous. Un Père qui nous attend pour nous consoler, parce qu’il connaît nos souffrances et qu’il a préparé pour nous un avenir différent ».

« L’avenir ne nous appartient pas mais nous savons que Jésus-Christ est la plus grande grâce de la vie », a expliqué le pape, « il est l’étreinte de Dieu qui nous attend à la fin mais qui nous accompagne dès maintenant et nous console en chemin.».

« Jusqu’au jour où tout s’accomplira, le matin où nous essuierons nos larmes, à l’instant même où Dieu prononcera sa dernière parole de bénédiction : “Voici, dit le Seigneur, que je fais toutes choses nouvelles”. Oui, notre Père est le Dieu des nouveautés et des surprises ». Et en ce jour, conclut le pape François, « nous serons vraiment heureux et nous pleurerons. Oui, nous pleurerons de joie ».

 

Chers frères et sœurs, bonjour !

Nous avons écouté la Parole de Dieu, dans le livre de l’Apocalypse, qui dit ceci : « Voici que je fais toutes choses nouvelles » (21,5). L’espérance chrétienne se base sur la foi en Dieu qui crée toujours de la nouveauté dans la vie de l’homme, qui crée de la nouveauté dans l’histoire, qui crée de la nouveauté dans le cosmos. Notre Dieu est le Dieu qui crée de la nouveauté, parce qu’il est le Dieu des surprises.

Ce n’est pas chrétien de marcher le regard orienté vers le bas – comme le font les cochons : ils vont toujours comme cela – sans lever les yeux vers l’horizon. Comme si tout notre chemin s’arrêtait là, à quelques mètres de là ; comme si, dans notre vie, il n’y avait aucun but et aucun port, et que étions contraints à une éternelle errance, sans aucune raison pour toutes nos fatigues. Cela n’est pas chrétien.

Les dernières pages de la Bible nous montrent l’horizon ultime du chemin du croyant : la Jérusalem du ciel, la Jérusalem céleste. Elle est imaginée avant tout comme une immense tente, où Dieu accueillera tous les hommes pour habiter définitivement avec eux (Ap 21,3). Et c’est cela notre espérance. Et que fera Dieu, quand nous serons enfin avec lui ? Il usera d’une tendresse infinie à notre égard, comme un père qui accueille ses enfants qui ont longtemps fatigué et souffert. Dans l’Apocalypse, Jean prophétise : « Voici la demeure de Dieu avec les hommes […] Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur : ce qui était en premier s’en est allé. […] “Voici que je fais toutes choses nouvelles.” » (21,3-5). Le Dieu de la nouveauté !

Essayez de méditer ce passage de la Sainte Écriture, non pas de manière abstraite, mais après avoir lu une chronique de nos jours, après avoir vu le journal télévisé ou la couverture des journaux, où il y a tant de tragédies, où l’on rapporte des nouvelles tristes auxquelles nous risquons tous de nous habituer. Et j’ai salué quelques personnes de Barcelone : que de nouvelles tristes de là-bas ! J’ai salué quelques personnes du Congo et que de nouvelles tristes de là-bas ! Et combien d’autres ! Pour ne nommer que deux pays de vous qui êtes ici… Essayez de penser aux visages des enfants apeurés par la guerre, aux pleurs des mères, aux rêves brisés de tant de jeunes, aux réfugiés qui affrontent des voyages terribles et qui sont si souvent exploités … La vie est malheureusement cela. Parfois, on en viendrait à dire que c’est surtout cela.

C’est possible. Mais il y a un Père qui pleure avec nous ; il y a un Père qui pleure des larmes d’une infinie pitié à l’égard de ses enfants. Nous avons un Père qui sait pleurer, qui pleure avec nous. Un Père qui nous attend pour nous consoler, parce qu’il connaît nos souffrances et qu’il a préparé pour nous un avenir différent. C’est la grande vision de l’espérance chrétienne, qui se dilate sur tous les jours de notre existence et veut nous relever.

Dieu n’a pas voulu nos vies par erreur, se contraignant, ainsi que nous-mêmes, à de dures nuits d’angoisse. Au contraire, il nous a créés parce qu’il nous veut heureux. Il est notre Père et si nous, ici et maintenant, nous faisons l’expérience d’une vie qui n’est pas celle qu’il a voulue pour nous, Jésus nous garantit que Dieu lui-même opère son rachat. Il travaille pour nous racheter.

Nous croyons et nous savons que la mort et la haine ne sont pas les ultimes paroles prononcées sur la parabole de l’existence humaine. Être chrétien implique une nouvelle perspective : un regard plein d’espérance. Certains croient que la vie garde tous ses bonheurs pour la jeunesse et le passé et que vivre est une lente déchéance. D’autres encore considèrent que nos joies ne sont qu’épisodiques et passagères et que le non-sens est inscrit dans la vie des hommes ; ceux qui, devant tant de calamités, disent : « Mais la vie n’a pas de sens. Notre route est le non-sens ». Mais nous, chrétiens, nous ne croyons pas cela. Nous croyons au contraire que, dans l’horizon de l’homme, il y a un soleil qui illumine pour toujours. Nous croyons que nos jours les plus beaux sont encore à venir. Nous sommes davantage des personnes du printemps que de l’automne. J’aimerais demander maintenant – que chacun réponde dans son cœur, en silence, mais qu’il réponde – : « Suis-je un homme, une femme, un garçon, une fille du printemps ou de l’automne ? Mon âme est-elle au printemps ou en automne ? » Que chacun réponde. Nous entrevoyons les germes d’un monde nouveau plutôt que les feuilles jaunies sur les branches. Nous ne nous laissons pas aller aux nostalgies, aux regrets et aux lamentations : nous savons que Dieu nous veut héritiers d’une promesse et cultivateurs infatigables de rêves. N’oubliez pas cette question : « Suis-je une personne du printemps ou de l’automne ? ». Du printemps, qui attend les fleurs, qui attend le fruit, qui attend le soleil qu’est Jésus, ou d’automne, qui a toujours le visage regardant vers le bas, amer et, comme je l’ai parfois dit, avec une tête de poivrons au vinaigre.

Le chrétien sait que le Royaume de Dieu, sa Seigneurie d’amour grandit comme un grand champ de blé, même s’il y a de l’ivraie au milieu. Il y a toujours des problèmes, il y a les cancans, il y a les guerres, il y a les maladies… il y a des problèmes. Mais le blé pousse et à la fin le mal sera éliminé. L’avenir ne nous appartient pas mais nous savons que Jésus-Christ est la plus grande grâce de la vie : il est l’étreinte de Dieu qui nous attend à la fin mais qui nous accompagne dès maintenant et nous console en chemin. Il nous conduit à la grande « demeure » de Dieu avec les hommes (cf. Ap.21, 3), avec beaucoup d’autres frères et sœurs et nous apporterons à Dieu le souvenir des jours vécus ici-bas. Et ce sera beau de découvrir à cet instant que rien n’a été perdu, aucun sourire ni aucune larme. Même si notre vie a été longue, il nous semblera avoir vécu dans un souffle. Et que la création ne s’est pas arrêtée au sixième jour de la Genèse, mais qu’elle s’est poursuivie inlassablement parce que Dieu s’est toujours préoccupé de nous. Jusqu’au jour où tout s’accomplira, le matin où nous essuierons nos larmes, à l’instant même où Dieu prononcera sa dernière parole de bénédiction : « Voici, dit le Seigneur, que je fais toutes choses nouvelles » (v.5). Oui, notre Père est le Dieu des nouveautés et des surprises. Et ce jour-là, nous serons vraiment heureux et nous pleurerons. Oui, nous pleurerons de joie.

 

 

 

Les chrétiens, des hommes et des femmes « orientés »

Chers frères et sœurs, bonjour!

Il fut un temps où les églises étaient orientées vers l’est. On entrait dans l’édifice sacré par une porte ouverte vers l’occident et, en marchant dans la nef, on se dirigeait vers l’orient. C’était un symbole important pour l’homme antique, une allégorie qui a progressivement disparu au cours de l’histoire. Nous, les hommes de l’époque moderne, beaucoup moins habitués à percevoir les grands signes du cosmos, nous ne nous apercevons presque jamais d’un détail de ce genre. L’occident est le point cardinal du coucher du soleil, où meurt la lumière. L’orient, en revanche, est le lieu où les ténèbres sont vaincues par la première lumière de l’aurore et il nous rappelle le Christ, Soleil surgi d’en-haut à l’horizon du monde (cf. Lc 1, 78).

Les anciens rites du baptême prévoyaient que les catéchumènes émettent la première partie de leur profession de foi en gardant le regard tourné vers l’occident. Et ils étaient interrogés dans cette position: «Renoncez-vous à Satan, à ses pompes et à ses œuvres?» — Et les futurs chrétiens répétaient en chœur: «Je renonce!». Ils se tournaient ensuite vers l’abside, en direction de l’orient, où naît la lumière, et les candidats au baptême étaient à nouveau interrogés: «Croyez-vous en Dieu le Père, Fils et Esprit Saint?». Et cette fois-ci, ils répondaient: «Je crois!».

A l’époque moderne, on a partiellement perdu l’attrait pour ce rite: nous avons perdu la sensibilité au langage du cosmos. On a conservé, naturellement, la profession de foi faite selon l’interrogation baptismale, qui est propre à la célébration de certains sacrements. Elle reste cependant intacte dans sa signification. Que signifie être chrétiens? Cela signifie regarder la lumière, continuer à faire sa profession de foi dans la lumière, également lorsque le monde est enveloppé par la nuit et par les ténèbres.

Les chrétiens ne sont pas exemptés des ténèbres, extérieures et aussi intérieures. Ils ne vivent cependant pas en dehors du monde, par la grâce du Christ reçue dans le baptême, ce sont des hommes et des femmes «orientés»: ils ne croient pas dans l’obscurité, mais dans la clarté du jour; ils ne succombent pas à la nuit, mais ils espèrent l’aurore; ils ne sont pas vaincus par la mort, mais ils aspirent à renaître; ils ne sont pas écrasés par le mal, parce qu’ils ont toujours confiance dans les possibilités infinies du bien. Telle est notre espérance chrétienne. La lumière de Jésus, le salut que Jésus nous apporte avec sa lumière qui nous sauve des ténèbres.

Nous sommes ceux qui croient que Dieu est le Père: voilà la lumière! Nous ne sommes pas orphelins, nous avons un Père et notre Père est Dieu. Nous croyons que Jésus est descendu parmi nous, qu’il a marché dans notre vie même, en devenant en particulier le compagnon des plus pauvres et des plus vulnérables: voilà la lumière! Nous croyons que l’Esprit Saint œuvre sans relâche pour le bien de l’humanité et du monde, et que même les douleurs les plus grandes de l’histoire seront dépassées: c’est l’espérance qui nous réveille chaque matin! Nous croyons que chaque lien d’affection, chaque amitié, chaque bon désir, chaque amour, même les plus petits et les plus négligés, trouveront un jour leur accomplissement en Dieu: telle est la force qui nous pousse à embrasser avec enthousiasme notre vie de tous les jours! Et cela est notre espérance: vivre dans l’espérance et vivre dans la lumière, dans la lumière de Dieu le Père, dans la lumière de Jésus Sauveur, dans la lumière de l’Esprit Saint qui nous pousse à aller de l’avant dans la vie.

Il y a ensuite un autre très beau signe de la liturgie baptismale qui nous rappelle l’importance de la lumière. Au terme du rite, on remet aux parents — s’il s’agit d’un enfant — ou au baptisé lui-même — s’il est adulte — un cierge, dont la flamme est allumée au cierge pascal. Il s’agit du grand cierge qui, pendant la nuit de Pâques, entre dans l’église complètement plongée dans l’obscurité, pour manifester le mystère de la Résurrection de Jésus; tous allument leur propre bougie à ce cierge et transmettent la flamme à leurs voisins: dans ce signe, il y a la lente propagation de la Résurrection de Jésus dans les vies de tous les chrétiens. La vie de l’Eglise — j’utiliserai un mot un peu fort, est une contamination par la lumière. Plus nous, chrétiens, avons de lumière de Jésus, plus il y a de lumière de Jésus dans la vie de l’Eglise, plus celle-ci est vivante. La vie de l’Eglise est une contamination par la lumière.

La plus belle exhortation que nous pouvons nous adresser mutuellement est celle de nous rappeler toujours de notre baptême. Je voudrais vous demander: combien d’entre vous se rappellent de la date de leur baptême? Ne répondez pas, parce que certain éprouveront de la honte! Réfléchissez-y et si vous ne vous en souvenez pas, vous avez aujourd’hui un devoir à faire à la maison: va voir ta mère, va voir ton père, ta tante, ton oncle, ta grand-mère, ton grand-père et demande-leur: «Quelle est la date de mon baptême?». Et ne l’oublie plus! Est-ce clair? Vous le ferez? L’engagement d’aujourd’hui est d’apprendre ou de se rappeler de la date de son baptême, qui est la date de la renaissance, qui est la date de la lumière, qui est la date où — je me permets d’utiliser un mot — nous sommes nés contaminés par la lumière du Christ. Nous sommes nés deux fois: la première à la vie naturelle, la deuxième grâce à la rencontre avec le Christ, sur les fonts baptismaux. Là, nous sommes morts à la mort, pour vivre en fils de Dieu dans ce monde. Là, nous sommes devenus humains comme nous ne l’aurions jamais imaginé. Voilà pourquoi nous devons tous diffuser le parfum du Chrême, par lequel nous avons été marqués le jour de notre baptême. En nous vit et œuvre l’Esprit de Jésus, premier-né de nombreux frères, de tous ceux qui s’opposent au caractère inéluctable des ténèbres et de la mort.

Quelle grâce quand un chrétien devient vraiment un «christo-phore», c’est-à-dire un «porteur de Jésus» dans le monde! En particulier pour ceux qui traversent des situations de deuil, de désespoir, de ténèbres et de haine. Et on comprend cela à tant de petits détails: à la lumière qu’un chrétien conserve dans le regard, à l’air de sérénité qui n’est pas même entamé dans les moments les plus compliqués, à l’envie de recommencer à aimer même quand on a fait l’expérience de nombreuses déceptions. A l’avenir, quand on écrira l’histoire de notre époque, que dira-t-on de nous? Que nous avons été capables d’espérance, ou bien que nous avons mis notre lumière sous le boisseau? Si nous sommes fidèles à notre baptême, nous diffuserons la lumière de l’espérance, le baptême est le début de l’espérance, cette espérance de Dieu, et nous pourrons transmettre des raisons de vie aux générations futures.

Je souhaite la bienvenue aux pèlerins de langue française, venant en particulier de France et de Haïti. Que ce temps de vacances vous permette d’être toujours plus conscients que votre baptême est une source d’espérance que vous devez transmettre autour de vous ! Que Dieu vous bénisse !